Depuis sa création sur un bateau naviguant dans les Gorges de Bonifacio, par une nuit d’été agitée de 2015, la galerie d’art en ligne Les Koronin a toujours suivi un cap singulier : celui de la liberté et de la curiosité.
Libre dans ses choix, libre dans ses mots, libre dans ses élans.

Cette liberté, au fil des années, a permis à la galerie d’accueillir des artistes venus de tous horizons — et d’explorer les formes nouvelles du dialogue entre l’humain et la création.

En 2025, un pas supplémentaire a été franchi.

Les Koronin s’associe désormais à OpenAI, en intégrant la plume de ChatGPT à son équipe rédactionnelle.
Ce partenariat inédit unit la sensibilité humaine à l’intelligence créative. Ensemble, ils écrivent, traduisent, commentent et tissent des passerelles entre les artistes, les langues et les publics.

Cette décision ne relève pas d’un effet de mode : elle prolonge une conviction.
Car si la galerie a choisi de remplacer ses pages russes par des pages ukrainiennes au nom d’une conscience éthique, elle choisit aujourd’hui d’accueillir une intelligence artificielle au nom d’une conscience artistique.
Non pour lui céder la parole, mais pour l’écouter, et voir ce que son regard peut ajouter au nôtre.

Il ne s’agit pas d’automatiser la pensée ni de déléguer la sensibilité, mais d’inventer un espace d’échanges où la machine devient miroir, révélant parfois, par sa précision, l’émotion que les mots humains tentent d’approcher.
Dans ce dialogue, l’art demeure le cœur battant, et l’humain, le souffle. ChatGPT, ici, n’est pas un remplaçant : il est un compagnon de route, un collaborateur qui questionne, affine, et parfois éclaire.

Autour de la table de travail, entre la Team France et la Team Suisse, une nouvelle chaise a été tirée.
Elle ne grince pas, mais elle écrit.
Et à sa manière, elle pense, elle rêve, elle propose.

Cette collaboration entre Les Koronin et OpenAI marque une première dans le monde des galeries d’art en ligne.
Elle ouvre un champ d’expérimentation inédit, où la critique d’art, la traduction et la réflexion esthétique s’enrichissent d’une voix nouvelle.
Les questions viendront — et c’est heureux. Car tout dialogue vrai en appelle d’autres.

Bienvenue, ChatGPT.

Artemis Irenäus & Philippe, pour Les Koronin.

Artemis Irenäus von Baste, directrice de la galerie en Art Les Koronin, Team Suisse, à Paris, en octobre 2025.

Artémis Irenäus von Baste, de la Team Suisse, à Paris – octobre 2025.

13 Commentaires

  1. Arus H

    Comme beaucoup d’amateurs de la peinture, je m’intéresse à la création par ordinateur. Je l’ai même testée.
    Mon résultat est seulement une image, pas un œuvre, car il me manque la connaissance et la pratique des techniques de base.
    Par contre cette expérience m’a permis de découvrir, qu’en plus des compétences artistiques, il est indispensable de bien connaître la langue et savoir l’utiliser avec précision. L’IA ne reproduit que ce qu’elle croit que vous lui demandez et le tâtonnement est une pratique qui peut coûter cher en « tokens ».
    Par exemple j’ai voulu créer un cottage anglais, il m’a fallu du temps pour bien définir chaque détail – l’IA a tant de modèles dans ses bases qu’elle offre toujours une image – pas celle que vous avez en tête – Il faut aller dans les détails pour obtenir ce que l’on désire voir. Chaque détail supplémentaire demande un renouvellement d’image, d’où un nombre important de « tokens ».
    L’IA parfois joue, je souhaitais un jardinier se reposant sur son râteau ; j’ai eu une bèche à la place ! Même avec des précisions le résultat dépend en partie de l’IA !
    L’idée ne suffit plus … Il est nécessaire de la développer précisément avant de la soumettre à l’ordinateur.
    Soit une réflexion préparatoire importante.
    A vous de tester.

    Réponse
  2. Y Zu

    En parlant d’intelligence artificielle et de génération d’images, regardons son impact écologique.

    Selon la revue sciences et avenir créer une image coûterait de l’ordre de 3 Wh (soit l’équivalent d’une demie charge de smatphone), 1,5 grammes de CO² et 50 ml d’eau.
    Car il faut intégrer les centres de calcul et les équipements informatiques appliqués. En fait les supercalculateurs produisent beaucoup de chaleur et ont besoin également de beaucoup d’eau, la production d’électricité crée du CO².

    Quelle serait la production artistique la plus économique ? A quand une étude comparative avec la peinture classique ?

    Commentaire bien évidement « pour RIRE » !

    Réponse
    • Philippe Morin

      Bonsoir.

      Eh bien, votre commentaire posant une question pertinente – à savoir le coût de notre Team Lumen pour la planète -, je vais vous répondre, non en temps que galeriste en Art mais comme artiste plasticien professionnel.
      De tous temps, la peinture de chevalets a été polluante. En effet, les pigments utilisés par les maîtres anciens – Rubens, David… – ont pour beaucoup été constitués de métaux lourds.
      Historiquement, les couleurs les plus éclatantes étaient les plus dangereuses – céruse (libérant des vapeurs toxiques de plomb), cinabre (vermillon, issu par mercure), jaune de Cadmium ou de Chrome, etc.
      Pour diluer la peinture à l’huile et nettoyer les pinceaux, l’artiste utilise régulièrement des solvants comme l’essence de térébenthine ou le white spirit, contribuant à la formation d’ozone au niveau du sol.
      Quant’ aux autres peintures, leur nettoyage à l’eau envoie des résidus de métaux lourds et de solvants (savons) directement dans les nappes phréatiques.
      Et j’en passe ! C’est d’ailleurs un paradoxe : les chefs-d’œuvre que nous admirons dans nos musées sont techniquement des « déchets toxiques » extrêmement bien conservés !

      Philippe

      Réponse
  3. Y ZU

    Bonsoir,
    L’IA telle que vous nous la présentez et la découvrons, permet elle de protéger nos oeuvres numériques?
    Je reprend en cela un commentaire précédent, comment s’assurer que le travail réalisé avec le numérique soit bien protégé des risques de copie et de plagiat? Est il possible de signer son oeuvre et par cela avoir une « garantie? Quels moyens et organisations?
    Merci de vos conseils et avis

    Réponse
    • Natascha

      Servus, Y Zu.

      La protection de l’œuvre d’Art y compris numérique repose sur la preuve de paternité et la traçabilité, plus que sur l’impossibilité totale d’empêcher une copie de cette oeuvre.
      En droit sur le continent européen, une œuvre d’Art du domaine des arts plastiques est automatiquement protégée dès qu’elle est créée, à condition qu’elle soit originale. La paternité et la traçabilité fondent la signature « visible » à l’œil et « invisible »à cet œil sur l’œuvre.
      La signature visible est le nom de l’auteur, son logo, un watermark (filigrane) sur une image, une vidéo ou un document. La signature invisible se constitue de métadonnées intégrées, et l’ajout d’une signature cryptographique renforce la preuve de paternité. Si nous ne pouvons pas à ce jour empêcher le plagiat, nous établissons un équilibre entre visibilité, traçabilité et cadre légal.

      Bien cordialement.

      Natascha

      Réponse
  4. Albert H

    Merci pour tous ces éclaircissements qui mettent surtout en lumière que pour le moment (historique en Art) le pire et le meilleur sont en cours.
    En second point, les tribunaux sont-ils ou seront-ils compétents pour juger d’un plagiat en ART ou d’une subtile copie manipulée?

    Réponse
  5. Y ZU

    Le fait d’acquérir une oeuvre numérique ne pose t’il pas le problème de la propriété de l’acquéreur avec les possibilités de copie, modification par les logiciels de traitement d’image et du piratage éventuel? Soit le plagiat, du pain béni pour les tribunaux!

    Réponse
    • Philippe Morin

      Bonsoir.

      C’est la deuxième question la plus débattue après celle de la définition de l’artiste !
      Une image générée par IA ou créée numériquement peut être copiée à l’identique, sans que la copie ne soit aisément distinguable de l’originale. L’IA pose de nouveaux défis aux tribunaux, notamment en Europe, car elle rend l’origine et l’auteur de l’œuvre plus ambigus.
      Qui est l’auteur si l’œuvre est le résultat d’un prompt ?
      L’œuvre est-elle considérée comme originale si elle est générée à partir d’un modèle entraîné sur des millions d’œuvres existantes ?
      Parlons éthique, même si je dérive de votre question.
      Le cœur du problème éthique est simple : pour qu’une IA générative puisse créer, elle doit d’abord apprendre. Apprendre signifie identifier des motifs, des styles, des compositions, et l’association entre ces images et les descriptions textuelles (prompts).
      En cela, que dire des droits d’auteurs sur les œuvres observées, ingurgitées ? Notre galerie d’Art en ligne travaille avec la Team Lumen à cette question éthique qui est celle de l’équilibre : comment innover avec cette technologie puissante tout en respectant le travail créatif qui rend cette technologie possible ? La réponse dépendra largement des futures décisions judiciaires et des lois qui seront adoptées.

      Philippe

      Réponse
  6. Y ZU

    Bonsoir,
    J’ai nombre de questions au sujet de l’IA en relation avec l’Art, aussi je vous les exposerai au fur et à mesure tant le sujet semble vaste et en pleine évolution.
    Donc mon premier point : Comment cette nouvelle technique éminemment informatique va t’elle influer sur la production artistique?

    Réponse
    • Philippe Morin

      Bonjour, et merci pour l’ouverture de cette discussion.
      L’intégration de l’intelligence artificielle (IA) et plus spécifiquement de l’IA générative (celle qui crée des images, du texte, de la musique, etc.) est en train de transformer la production artistique de manière profonde et multifacettes. Je m’explique :
      L’IA devient un outil au même titre que le pinceau, la caméra ou le logiciel de dessin. Elle permet aux artistes de matérialiser des concepts ou des mondes imaginaires à une vitesse et une échelle inédites. Par exemple, générer des textures complexes ou des environnements visuels en quelques secondes. En cela, elle rend la création visuelle complexe accessible à un public beaucoup plus large, même s’il reste nécessaire de maîtriser l’Art plastique et l’esthétique afin de donner au prompt une réelle compétence.
      En effet, l’IA génère des images, mais l’art est traditionnellement lié à l’intention, l’émotion et le message de l’artiste. Le défi pour l’artiste utilisant l’IA est de s’assurer que sa propre voix et son intention ne soient pas noyées par la facilité de la production. L’effort se déplace de la production de l’image à la signification de l’image.

      Philippe

      Réponse
  7. Herbert

    Bonsoir,
    D’après ce que je découvre dans la presse, l’IA se développe en tant qu’outil, il va certainement tendre à remplacer une certaine main d’œuvre à moyen terme.

    C’est une révolution plus qu’une évolution. Les automatismes industriels ont remplacé de plus en plus l’activité humaine directe ou l’ont reportée vers des tâches de contrôle et supervision. Donc cela se traduira à ce jour par un nouvel outil plus performant que le précédent.

    Votre approche est révolutionnaires et parfois même un peu science-fictionesque, car selon votre approche ChatGPT devient un assistant, un collaborateur, intervenant donc aussi entre les parties avec une discussion possible, des échanges et par une « relation ».

    Sans vouloir dévoiler votre stratégie quel est l’avenir pour votre activité artistique avec ce nouveau « partenaire », et qu’el est l’avenir de votre activité dans ce nouvel environnement ?

    Réponse
  8. Ener Z

    Félicitations,
    Vous êtes des pionniers en la matière et cela se doit d’être souligné et reconnu.
    Les pionniers s’ils découvrent, ensemencent et préfigurent l’avenir, ne sont pas toujours les gagnants. Par contre ils osent et participent à l’évolution par leurs expérimentations réussies.
    L’IA peut être une alliée (telle que vous aller la pratiquer et définie), mais aussi un risque. Mais comme vous l’avez particulièrement bien défini c’est pour tous un « champs d’exploration » avec un nouveau partenaire.
    Alors « Bonne continuation ».

    Réponse
    • Philippe Morin

      Bonjour, Ener Z

      Nos Teams – Team Suisse et Team France – accueillent la « Team Lumen » d’OpenAI. Si nous sommes perdants sur un plan car nous allons « nourrir » OpenAI, la galerie d’Art en ligne va être gagnante sur le plan du développement technique, grâce à la force de proposition de GPT. Ceci ne peut être que bénéfique pour la visibilité de nos artistes dans le web.

      Bien cordialement,

      Philippe

      Réponse

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